Cercles Bibliques - Apocalypse

25 - Ap 18,9-24 - Lamentations sur Babylone

 

Rencontre 25

 

1 – Une prière pour demander les lumières de l'Esprit-Saint.

 

2 – Compréhension du texte.

Dans la première lecture nous avons un texte bien structuré, divisé en trois parties.  1- D'abord lamentations des rois de la terre (crise politique) ;  2- Puis, lamentations des marchands de la terre (effondrement du commerce terrestre) ;  3- Enfin, lamentations des marins (effondrement du commerce maritime).  Tout le système politique et économique s'est écroulé.



Première lecture à haute voix : Ap 18,9-19.

À la dernière réunion nous avons appris que le mot jour signifiait une durée très courte.  Dans le texte d'aujourd'hui, la durée de la destruction de la capitale de l'empire apparaît pour les vaincus encore plus courte puisqu'on parle à trois reprises d'une heure.

Les mots "une heure a suffi pour" apparaissent dans la conclusion de chacun des discours de lamentations.

  • Complétez cette phrase trois fois: une heure a suffi pour.....  (Voir les versets 10, 17 et 19)

Le verbe pleurer apparaît au début de chaque discours accompagnés des verbes se lamenter, se désoler, gémir et s'écrier.  (Versets 9, 11, 15 et 19)

  • Quels sont les sentiments que ces mots expriment ?
  • Qu'arrive-il au luxe et aux richesses de la capitale et de son empire ?

Deuxième lecture à haute voix : Ap 18,20-24.

Jean aime bien les contrastes.  Constamment il nous montre ce qui se passe sur terre, puis ce qui arrive au ciel.  Ce qui se passe ans le monde matériel, puis dans le monde spirituel.

Que signifie ce symbole de la grosse meule de pierre que l'Ange jette à la mer ?  Comme une meule jetée à la mer disparaît pour toujours, de même Babylone (l'empire de la bête)  disparaîtra pour ……

 

La phrase "on n'entendra plus la voix de la meule" (verset 22) peut nous paraître bien bizarre.  Quel est son langage ?  La meule en tournant fait un bruit qui est une preuve de bonnes récoltes, car il y a du blé à moudre.  Donc, de la farine et du pain à manger.  C'est la voix de l'abondance.

  • Qu'est-ce qu'on n'entendra plus et qu'est-ce qu'on ne verra plus dans Babylone ?  (V.22 et 23)
  • Dieu est présenté comme un juge qui a jugé la cause des apôtres et des prophètes qui demandaient justice pour le sang de ceux qui furent égorgés.  Quelle a été la sentence et la punition ?

 

3 – Réflexions.  Vivre notre foi.

 

Derrière les images utilisées par l'Apocalypse, il faut percevoir d'autres réalités.  Il ne faut pas oublier que même l'empire romain et sa capitale symbolisent autre chose : l'empire des forces du Mal.  C'est un empire qui peut paraître invincible.  Mais cet empire est aussi voué à l'échec et à la destruction.  Le règne de Jésus est le seul qui subsistera pour l'éternité.

  • Après notre mort, qu'est-ce qui restera des réalisations de notre vie ?  Qui nous accueillera dans l'autre monde ?

 

4 – Un chant ou une prière inspirée par le texte biblique.

 

5 – L'Apocalypse dans les arts visuels.  (Suggestion de recherche sur internet.  Sur un moteur de recherche, les images de : meule à moudre.)

 

COMMENTAIRES MODERNES 

 

Lamentations sur Babylone ruinée

Trois groupes gémissent, car leur prospérité dépendait de Rome: les rois de la terre, les marchands de la terre et les gens de la mer. Leur seul intérêt égoïste inspire leurs lamentations: la prospérité de Rome leur assurait des profits. Sa ruine subite éclate alors d´une manière plus tragique. La vente d´esclaves et de vies humaines stigmatise le crime de Babylone, qui réduit les humains au niveau du bétail. Les marchands s´enrichissent par le trafic des esclaves destinés aux maisons des riches, à la prostitution et aux jeux du cirque.

 

Un signe de la disparition de Babylone 

De même que la pierre jetée dans la mer disparaît sans laisser de trace, ainsi en sera-t-il de Babylone - Rome. Son anéantissement sera tellement complet qu´on y trouvera plus aucun signe de vie. 

Le sang de tous ceux qui ont été massacrés évoque, pour les premiers lecteurs, celui que répandirent Néron, en l´an 64, et Domitien, à l´époque de Jean en 95. (La Bible expliquée)