Cercles Bibliques - Apocalypse

23 - Ap 17,8-18 - Symbolisme de la Bête et de la Prostituée

 

Rencontre 23

 

1 – Une prière pour demander les lumières de l'Esprit-Saint.

 

2 – Lecture à haute voix de l'Ap 17,8-18.

 

3 – Compréhension du texte.

 

La lecture de ce jour peut paraître confuse.  De fait, elle est très difficile à interpréter.  C'est ici qu'il faut un esprit doué de finesse (V.9).  La Bible œcuménique traduit le même verset différemment : "C'est le moment d'avoir l'intelligence que la sagesse éclaire".

Jean prend plaisir à compliquer les symboles, puisqu'un même symbole, par exemple les sept têtes de la Bête signifie deux choses : les sept collines de Rome, mais aussi sept rois.  Le mot roi lui- même remplace le mot empereur dans ce texte.

 

Jean nous parle de trois phases de l'histoire de la Bête.  1- La prospérité (elle était) ;  2- la décadence (elle n'est plus) ;  3- son retour en force (elle va remonter de l'Abîme).  Il faut se rappeler que le symbole de la Bête peut symboliser l'empire romain, mais aussi symboliser l'empire des forces du Mal en général.

 

Les habitants de la terre dont le nom n'est pas inscrit dans le livre de vie s'émerveilleront au spectacle de la Bête. (V.8)

Ils s'émerveillent de l'histoire de la Bête qu'ils croient invincible, même si elle a failli disparaître.

  • Qui sont ces habitants de la terre d'après vous ?

Ce sont aussi sept rois, dont cinq ont passé, l'un vit, et le dernier n'est pas encore venu ; une fois là, il faut qu'il demeure un peu. (V.9)

Cinq empereurs sont déjà morts ; un empereur règne au moment où Jean écrit l'Apocalypse et un septième règnera un temps assez long.  Nous faisons face à deux grandes difficultés pour déterminer quels sont ces rois (empereurs).  D'abord il y a eu beaucoup plus que sept empereurs avant l'an 90.  Il faut donc choisir les plus importants pour arriver au nombre sept.  Chaque chercheur (historien ou exégète) a une liste différente.  Il est alors plus sage de penser que le chiffre sept est un symbole pour représenter l'ensemble des empereurs.  Deuxième difficulté, on ne sait pas si Jean a écrit l'Apocalypse pendant le règne de l'empereur Néron ou de l'empereur Domitien.

  • Alors que peut nous suggérer comme conclusion "l'intelligence que la sagesse éclaire" (l'esprit de finesse) ?

Les dix cornes de la Bête.

  • Qui sont ces dix cornes ? (V.12 et V.16)

La grande Prostituée.

Qu'est-ce qui arrivera à la Prostituée (la capitale de l'empire romain) ? (V.16)  Nous avons ici une prémonition de plusieurs saques de la ville de Rome en 390, 410, 455 et enfin en 476. Cette dernière date est considérée par les historiens comme l'année de la chute définitive de l'empire romain d'occident.

  • Qui est cette femme-là ? (V.18)

 

4 – Réflexions.  Vivre notre foi.

 

L'histoire de l'empire romain est aussi un symbole pour nous.  La succession des empereurs peut aussi être considéré comme un symbole de la succession des empires.  Ce sont aussi des symboles d'un autre empire, l'empire des forces du Mal.

La longue histoire de l'empire des forces du Mal continue avec des phases plus ou moins actives et plus ou moins violentes.

  • Pouvez-vous donner des exemples ?

Toutefois la victoire finale est assurée.

  • Avec quels mots Jean nous décrit-il cette victoire ? (V.14)
  • Qui sont les appelés, les choisis, les fidèles ?

 

5 – Un chant ou une prière inspirée par le texte biblique.

 

6 – Recherche sur internet.  Images de : la chute de l'empire romain.

 

COMMENTAIRES MODERNES 

 

Le verset 9 fait sans doute allusion à Rome, la ville aux ¨sept collines¨, que l´auteur de l´Apocalypse cache aussi sous le nom de ¨Babylone¨. Ce nom se réfère à la capitale des Babyloniens, qui avaient détruit Jérusalem (en 587 av.J.-C.), et dont l´empire avait fini par s´écrouler. Or, l´empereur romain Vespasien avait lui-même fait raser le temple et la ville de Jérusalem en 70 apr.J.-C., après avoir écrasé la révolte des Juifs. Vespasien était le père de Domitien, sous lequel Jean fut exilé à Patmos. L´auteur de l´Apocalypste entrevoit peut-être dans la chute de Balylone (chapitre 18), celle, à venir, de l´Empire romain. (Le Nouveau Testament commenté et illustré)

 

Interprétation de la vision précédente 

 Déconcerté par la séduction et la force de l´empire, Jean annonce la condamnation de Babylone (v.1). La bête représente sans doute l´empire incarné en Néron. D´après une croyance populaire, Néron n´était pas mort, mais reviendrait se venger. La bête qui revendique les honneurs divins essaie de caricaturer Dieu (1.4) et le Christ (1.8). Elle remontera de l´abîme pour sa condamnation, tandis que l´Agneau viendra du ciel pour son triomphe. La bête est un huitième roi, peut-être Domitien, persécuteur des chrétiens, qui rappelle Néron. Les dix cornes seraient des rois qui, selon une légende populaire, viendraient détruire Rome sous la direction de Néron. (La Bible expliquée)